RECHERCHE
Soutenance de thèse d’Ophélie Mirande
Soutenance de thèse de Madame Ophélie Mirande le mercredi 3 juin 2026 à 09h, amphithéâtre Simounet (ENSAG-UGA).
VENISE 2027
L’ENSAG – UGA partenaire du Pavillon français de la Biennale de Venise 2027
Aux côtés de l’ENSA de Bretagne et de l’ENSA de Paris-Est – Université Gustave Eiffel, l’ENSAG – UGA est partenaire du projet res publica : what is this space between you and me ? sélectionné pour représenter la France à la Biennale de Venise 2027
ORIENTATION
L’ENSAG – UGA a accueilli la Cordée de la réussite Maurienne Éloquence
Pour la troisième année consécutive, l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble a accueilli les élèves de la Cordée de la réussite Maurienne Éloquence dans le cadre d’une visite de découverte de l’école.
RECRUTEMENT
Enseignant en anglais
L’École Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble recrute une personne pour enseigner l’anglais en contrat à durée déterminée.
JOURNÉES DE LA RECHERCHE
Nouveaux imaginaires, L’architecture face à l’anthropocène
L’édition 2026 des journées de la recherche se déroulera du mardi 28 au mercredi 29 avril à l’ENSAG – UGA. Découvrez le programme.
CONCOURS
Challenge APERAU 2026
4 étudiantes de master du parcours AUEP (Architecture, Architecture, Urbanisme et Études Politiques) sont lauréates de l’édition 2026 du challenge APERAU avec leur projet « Faire quartier de gare »
JOURNÉE D’ÉTUDE
Regarder et habiter la montagne
Le LabEx Architectures de l’UGA propose une journée d’étude le vendredi 24 avril 2026, dans le cadre du temps fort autour de Charlotte Perriand organisé par le musée de Grenoble.
EXPOSITIONS
Charlotte Perriand
À l’initiative du temps fort autour de Charlotte Perriand organisé par le musée de Grenoble, l’ENSAG-UGA, La Plateforme et la Maison de l’Architecture de l’Isère s’associent pour proposer des expositions et des rencontres autour de cette figure majeure du design et de l’architecture.
CONFÉRENCE HMONP
La résilience dans les grands projets culturels urbains privés
Dans le cadre de son cycle de conférences HMONP, l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble accueille le mercredi 15 avril à 18h, en Amphi Maglione 3, une conférence consacrée à la résilience dans les grands projets culturels urbains privés.
RECRUTEMENT
Offres de stages
Le Labex Architectures propose 2 offres de stages
RECHERCHE
Soutenance de thèse de Laurence Malaret
L’École Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble, Université Grenoble Alpes a le plaisir de vous annoncer la soutenance de thèse de Madame Laurence Malaret, le mercredi 3 juin 2026 à 14h, amphithéâtre Maglione 3.
Titre de la thèse
Coopérations territoriales, montagne et métropole grenobloises.
Unité de recherche
Architecture, Environnement et Cultures Constructives (AE&CC)
École doctorale
Sciences de l’Homme, du Politique et du Territoire (SHPT), Université Grenoble Alpes
Direction de thèse
Monsieur Romain Lajarge, Professeur en aménagement et sciences territoriales, ENSAG – UGA / AE&CC
Monsieur Nicolas Kada, Professeur de droit, Professeur des universités, UGA
Composition du jury
Rapporteure : Madame Jennifer Buyck, Professeure en urbanisme et aménagement, Université Gustave Eiffel
Rapporteur : Monsieur Romain Pasquier, Directeur de recherche CNRS, en sciences politiques/Sciences-Po Rennes-Laboratoire Arènes
Examinatrice : Madame Marie-Christine Fourny, Professeure de géographie, Université Grenoble Alpes
Examinatrice : Madame Hélène Mainet, Professeure en aménagement, Université Clermont-Auvergne/UMR Territoires
Invité : Monsieur Alexandre Mignotte, Responsable d’unité Territoires de Nature et de Montagne, Grenoble-Alpes Métropole (Docteur en aménagement)
Résumé de la thèse
L’évolution du contexte réglementaire et législatif (NOTRe, MAPTAM et lois Montagne etc.) est le point de départ de l’enquête pour l’analyse des coopérations. Mais la coopération ne se décrète pas. Elle se choisit et se construit dans une logique d’interdépendance et d’encapacitation des acteurs publics et privés.
Trois raisons justifient de nous intéresser à la coopération autrement : l’affaiblissement de la décentralisation, un besoin d’innovation publique et sociétale par les coopérations territoriales et celui de décloisonner l’action publique et l’action collective en territorialisant.
La thèse porte sur les évolutions contemporaines des relations de coopération et cherche à montrer l’affaiblissement des dichotomies classiques (rural/urbain ; centre/périphérie). La territorialisation est considérée comme une rencontre possible entre processus de l’action collective et dispositifs de politique publique. La thèse cherche à approfondir les questions de coopération, telles que abordées dans le cadre juridique et règlementaire (Pasquier, Guigner, Cole, 2011 ; Kada, Pasquier, Courtecuisse, et al., 2017 ; Clepkens, Chauvin, Garreau, et al., 2017). Elle propose de trouver de nouvelles formes de coopération territoriale, en se concentrant sur les terrains de montagnes et de métropoles grenobloises, comme terrain d’investigation et d’étude. Les processus collectifs et les dispositifs publics pour reconnaître les coopérations existantes et émergentes sont analysés.
L’approche générale s’inscrit dans la (re)fondation des sciences territoriales (Massicotte, 2008 ; Beckouche et al. (dir.), Grasland, Guérin-Pace, et al., 2012 ; Robitaille, Urbain Proulx, 2014 ; Lajarge, et al. (dir), 2019 ; Bédard, 2025), s’appuie sur les théories de l’action, des interactions (Raffestin, 1980 ; Werlen, 1993 ; Debarbieux, Guigou, Vanier, 2002) et de l’action collective, des théories critiques du développement territorial et de l’habitabilité (Lajarge, 2012 ; Balocco, Calmettes, Lajarge, 2014 ; Fourny, 2016). L’acteur pluriel (Lahire, 2014 ; 2023) est rencontré, raconté et dessiné. Les méthodes d’enquête par observation et entretien compréhensif ainsi qu’une analyse qualitative couplée à une analyse de dynamique de groupe (Mucchielli, 2019 ; Paillé, Mucchielli, 2019) confortent et corroborent les résultats obtenus.
La thèse décrit des pratiques significatives de la montagne par les métropolitains et de la métropole par les habitants des montagnes. Les dires d’acteurs illustrent et qualifient la nature des coopérations par des cartes heuristiques. L’analyse de la dynamique de groupe met en évidence des acteurs éloignés, influents et proches de pratiques coopérantes. Des marges de manœuvre pour des coopérations plus territoriales sont identifiées.
La thèse montre que l’action publique a besoin de plus d’ingénierie de liens et de processus, notamment pour rendre visible l’action collective, et qu’il est nécessaire d’impliquer davantage des groupes d’habitants, socioprofessionnels et réseaux. Ce travail met aussi en évidence les conditions et le besoin de coalitions et de coopérations par des territorialités relationnelles dans un but de travail en commun : confiance, convivialité, attention portée à la relation, conditions de l’agir commun, savoir-être et savoir-faire, recherche de réciprocité.
Le corpus de thèse, référencé et mobilisable, constitue une base de données des pratiques métropolitaines et de montagne grenobloises des coopérations territoriales : 86 entretiens ouverts retranscris, des journaux de bord, et un riche matériau d’enquête. La thèse démontre que l’habitabilité des territoires dépend du potentiel transformatif des pratiques propres à une intelligence relationnelle coopérante, elle-même constitutive d’un commun territorial de l’action publique et collective.