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Séminaire HEnsA20

Le neuvième et dernier séminaire du programme HEnsA20 (Histoire de l’enseignement de l’architecture au XXe siècle), se tiendra les jeudi 27 et vendredi 28 mai prochain, en visioconférence. Co-organisé par les Écoles nationales supérieures d’architecture de Lyon et de...

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Évaluation de l’unité de recherche AE&CC

L'unité de recherche AE&CC, porteuse du LabEx du même nom, a fait parti de la campagne d'évaluation 2019-20 (vague A) du Haut conseil de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (Hcéres).Le résumé final de l'évaluation a été publié le 3 novembre...

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Architecture, Environnement et Cultures Constructives

L’unité de recherche AE&CC a été créée en 2011 par le rapprochement des laboratoires CRAterre et Cultures constructives (initialement « Dessin-Chantier »), créés à la fin des années 1970 (respectivement en 1979 et 1978).

Les premiers résultats, mais aussi l’ambition et l’originalité du projet scientifique d’AE&CC lui ont valu d’obtenir le statut de Labex (laboratoire d’excellence) et ainsi de faire partie des 20 projets phares de l’IDEX Université Grenoble Alpes.

Thématiques

Le champ scientifique de l’unité de recherche est l’architecture appréhendée au prisme des « cultures constructives » et selon trois thèmes de recherche : Patrimoine, Matériaux et Habitat. Le projet scientifique de l’unité de recherche aborde la question centrale de la soutenabilité des établissements humains à l’échelle du territoire selon trois positionnements forts.

Le premier est celui d’une architecture située basée sur le développement économique, social et culturel local. A l’opposé de la vision moderniste d’une architecture « internationale » identique d’un bout à l’autre de la planète, notre approche privilégie la diversité en relation avec le contexte dans lequel elle se développe. L’architecture émerge du lieu, du territoire et de la culture des hommes qui l’habitent. Cette approche refuse cependant tout passéisme qui consiste à ne valider comme local que le traditionnel. Il s’agit bien de synthétiser, à chaque époque, les caractéristiques spatiales, paysagères, matérielles et culturelles d’un territoire spécifique. L’objectif est d’être capable de projeter l’à-venir en pleine connaissance des cultures constructives locales qui constituent un ensemble de ressources pouvant être réactualisées et mobilisées. En ce sens, la conservation et la gestion des patrimoines architecturaux sont aussi abordées comme un levier du développement local.

Le deuxième est celui du développement de cette architecture située dans un esprit d’économie entendu dans son sens étymologique grec (oikonomos) qui renvoie à « la bonne gestion de la maison » – en l’occurrence celle de chaque homme, mais aussi celle de la maison commune, notre planète. L’objectif affiché est de systématiquement chercher à concevoir des architectures capables de faire, dans tous les secteurs de la conception, « le mieux avec le moins », et notamment le plus d’impact spatial et social avec le moins de matière et d’énergie possible. L’objectif sociétal qui motive cette approche est bien sûr celui de contribuer à améliorer l’accès à un habitat durable et de qualité pour le plus grand nombre.

Le troisième est celui du développement de cette architecture située et économique avec un esprit pragmatique. Dans le domaine encore parfois subjectif du développement durable qui convoque autant les anticipations éclairées que les peurs ancestrales et leur lot de fantasmes apocalyptiques, l’approche scientifique raisonnée nourrie des cultures constructives locales reste une plateforme solide qui force l’esprit à s’appuyer sur des données objectives, tout en identifiant les jeux d’acteurs et les conflits d’intérêts qui sont à l’œuvre dans le domaine de la production de l’habitat.