CONFÉRENCE HMONP
Éjo.coopérative
Nous avons le plaisir d’accueillir Éjo.coopérative pour une conférence intitulée « Penser l’incertitude » le mercredi 11 février à 18h en Amphi Maglione 2.
CONFÉRENCES
Cycle de conférences Montagnes, Architecture et Paysage
De février à avril 2026, le parcours de master Montagnes, Architecture et Paysages vous propose plusieurs conférences.
APPEL A CANDIDATURES
Bourses de master Idex pour l’année universitaire 2026-2027
L’Initiative d’Excellence (Idex) Université Grenoble Alpes ouvre les candidatures au programme 2026-2027 de bourses de Master IdEx Formation.
FORMATION
Deux formations professionnelles en construction terre crue en 2026
L’ENSAG-UGA et l’équipe CRAterre de l’unité de recherche AE&CC s’associent aux Grands Ateliers pour proposer deux formations professionnelles dédiées à la construction en terre crue.
EXPOSITION
Construire le long de l’Isère
Découvrez l’exposition des projets des 6 studios de S5, une exploration architecturale des berges de l’Isère à Grenoble.
CONFÉRENCE
MAKING – vers une architecture régénérative
L’ENSAG-UGA accueille Louis-Antoine Grégo, architecte basé à Avignon, pour une conférence exceptionnelle sur l’architecture régénérative le mercredi 14 janvier 2026.
CONFÉRENCE
Visite guidée de La Cabina de la Curiosidad
L’ENSAG-UGA accueille Marie Combette et Daniel Moreno Flores, fondateurs de La Cabina de la Curiosidad, collectif équatorien primé pour son approche innovante de l’architecture durable, le mardi 20 janvier 2026.
JPO
Journées Portes Ouvertes 2026
L’ENSAG-UGA vous invite à sa journée portes ouvertes le mercredi 21 janvier 2026.
EXPOSITION
De l’image à la fabrication
Jusqu’au 15 décembre, la Grande Galerie accueille une exposition qui restitue un exercice pédagogique menée avec les étudiants du Master 1 Architecture, Environnement & Cultures Constructives.
EXPOSITION
Grenoble à travers le regard des étudiants de L1
La Petite Galerie et le mur d’exposition de l’école accueillent jusqu’au 12 décembre une exposition photo : le travail des étudiants de L1 (S1AN), réalisé dans le cadre de leur cours d’anglais.
RECHERCHE
Soutenance de thèse de Laurence Malaret
L’École Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble, Université Grenoble Alpes a le plaisir de vous annoncer la soutenance de thèse de Madame Laurence Malaret, le mercredi 3 juin 2026 à 14h, amphithéâtre Maglione 3.
Titre de la thèse
Coopérations territoriales, montagne et métropole grenobloises.
Unité de recherche
Architecture, Environnement et Cultures Constructives (AE&CC)
École doctorale
Sciences de l’Homme, du Politique et du Territoire (SHPT), Université Grenoble Alpes
Direction de thèse
Monsieur Romain Lajarge, Professeur en aménagement et sciences territoriales, ENSAG – UGA / AE&CC
Monsieur Nicolas Kada, Professeur de droit, Professeur des universités, UGA
Composition du jury
Rapporteure : Madame Jennifer Buyck, Professeure en urbanisme et aménagement, Université Gustave Eiffel
Rapporteur : Monsieur Romain Pasquier, Directeur de recherche CNRS, en sciences politiques/Sciences-Po Rennes-Laboratoire Arènes
Examinatrice : Madame Marie-Christine Fourny, Professeure de géographie, Université Grenoble Alpes
Examinatrice : Madame Hélène Mainet, Professeure en aménagement, Université Clermont-Auvergne/UMR Territoires
Invité : Monsieur Alexandre Mignotte, Responsable d’unité Territoires de Nature et de Montagne, Grenoble-Alpes Métropole (Docteur en aménagement)
Résumé de la thèse
L’évolution du contexte réglementaire et législatif (NOTRe, MAPTAM et lois Montagne etc.) est le point de départ de l’enquête pour l’analyse des coopérations. Mais la coopération ne se décrète pas. Elle se choisit et se construit dans une logique d’interdépendance et d’encapacitation des acteurs publics et privés.
Trois raisons justifient de nous intéresser à la coopération autrement : l’affaiblissement de la décentralisation, un besoin d’innovation publique et sociétale par les coopérations territoriales et celui de décloisonner l’action publique et l’action collective en territorialisant.
La thèse porte sur les évolutions contemporaines des relations de coopération et cherche à montrer l’affaiblissement des dichotomies classiques (rural/urbain ; centre/périphérie). La territorialisation est considérée comme une rencontre possible entre processus de l’action collective et dispositifs de politique publique. La thèse cherche à approfondir les questions de coopération, telles que abordées dans le cadre juridique et règlementaire (Pasquier, Guigner, Cole, 2011 ; Kada, Pasquier, Courtecuisse, et al., 2017 ; Clepkens, Chauvin, Garreau, et al., 2017). Elle propose de trouver de nouvelles formes de coopération territoriale, en se concentrant sur les terrains de montagnes et de métropoles grenobloises, comme terrain d’investigation et d’étude. Les processus collectifs et les dispositifs publics pour reconnaître les coopérations existantes et émergentes sont analysés.
L’approche générale s’inscrit dans la (re)fondation des sciences territoriales (Massicotte, 2008 ; Beckouche et al. (dir.), Grasland, Guérin-Pace, et al., 2012 ; Robitaille, Urbain Proulx, 2014 ; Lajarge, et al. (dir), 2019 ; Bédard, 2025), s’appuie sur les théories de l’action, des interactions (Raffestin, 1980 ; Werlen, 1993 ; Debarbieux, Guigou, Vanier, 2002) et de l’action collective, des théories critiques du développement territorial et de l’habitabilité (Lajarge, 2012 ; Balocco, Calmettes, Lajarge, 2014 ; Fourny, 2016). L’acteur pluriel (Lahire, 2014 ; 2023) est rencontré, raconté et dessiné. Les méthodes d’enquête par observation et entretien compréhensif ainsi qu’une analyse qualitative couplée à une analyse de dynamique de groupe (Mucchielli, 2019 ; Paillé, Mucchielli, 2019) confortent et corroborent les résultats obtenus.
La thèse décrit des pratiques significatives de la montagne par les métropolitains et de la métropole par les habitants des montagnes. Les dires d’acteurs illustrent et qualifient la nature des coopérations par des cartes heuristiques. L’analyse de la dynamique de groupe met en évidence des acteurs éloignés, influents et proches de pratiques coopérantes. Des marges de manœuvre pour des coopérations plus territoriales sont identifiées.
La thèse montre que l’action publique a besoin de plus d’ingénierie de liens et de processus, notamment pour rendre visible l’action collective, et qu’il est nécessaire d’impliquer davantage des groupes d’habitants, socioprofessionnels et réseaux. Ce travail met aussi en évidence les conditions et le besoin de coalitions et de coopérations par des territorialités relationnelles dans un but de travail en commun : confiance, convivialité, attention portée à la relation, conditions de l’agir commun, savoir-être et savoir-faire, recherche de réciprocité.
Le corpus de thèse, référencé et mobilisable, constitue une base de données des pratiques métropolitaines et de montagne grenobloises des coopérations territoriales : 86 entretiens ouverts retranscris, des journaux de bord, et un riche matériau d’enquête. La thèse démontre que l’habitabilité des territoires dépend du potentiel transformatif des pratiques propres à une intelligence relationnelle coopérante, elle-même constitutive d’un commun territorial de l’action publique et collective.