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RECHERCHE
Soutenance d’Habilitation à Diriger les Recherches d’Abdelkader BEN SACI

22 06 2026 | Actualités, Agenda, Recherche

L’École Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble, Université Grenoble Alpes a le plaisir de vous annoncer la soutenance d’Habilitation à Diriger les Recherches de Monsieur Albelkader Ben Saci, le mardi 30 juin à 14h en Amphi Maglione 3.

Titre de l’HDR

Morphologie de l’architecture : de l’approche analytique à l’approche générative des formes et des ambiances

Unité de recherche

UMR 1530 – AAU, Laboratoire CRESSON

École doctorale

Sciences de l’Homme, du Politique et du Territoire (SHPT), Université Grenoble Alpes

Composition du jury

Rapporteur : Monsieur Hassan AIT HADDOU, Professeur, ENSA Paris-Val de Seine

Rapporteur : Monsieur Xavier MARSAULT, Ingénieur IDTPE, HDR, ENSA LYON

Rapporteure : Madame Lida DIMITRIADI, Professeure, ENSA Paris-Val de Seine

Examinateur : Monsieur Denis BRUNEAU, Professeur, ENSA Bordeaux

Examinatrice : Madame Patrizia LAUDATI, Professeure, Université Côte d’Azur

Examinateur : Monsieur Patrick REIGNIER, Professeur, Université Grenoble Alpes

Examinatrice : Madame Myriam SERVIERES, Professeure, Centrale Nantes

Superviseur : Monsieur Stéphane PLOIX, Professeur, Université Grenoble Alpes

Résumé

Le mémoire est structuré par une interrogation continue sur la morphologie de l’architecture, où la forme est envisagée comme objet de connaissance, d’interprétation et d’action. La problématique générale qui traverse ce travail peut se formuler ainsi : comment connaître, qualifier et comprendre la forme architecturale, mais aussi comment assister sa genèse, son évaluation et désormais son apprentissage ? Le mémoire défend l’idée que la forme ne constitue ni un simple résultat ni un artifice neutre, mais un opérateur central articulant les multiples dimensions de l’architecture.

La première partie retrace une trajectoire scientifique construite à l’intersection de la pratique architecturale, de l’enseignement supérieur, de la recherche et de coopérations internationales. Elle met en évidence une compréhension de la forme architecturale non comme donnée isolée, mais comme réalité articulant espace, matière et sens. Initialement ancrée dans l’architecture, cette trajectoire s’est enrichie par l’ouverture à la philosophie, à la systémique, au numérique, à la sémiotique, aux ambiances et, plus récemment, à l’intelligence artificielle.

La deuxième partie, consacrée au bilan scientifique, présente les problématiques, les activités et les résultats des recherches menées. Elle montre que ces recherches se sont développées selon quatre directions : la connaissance des formes bâties, le sens des formes dans les processus de conception, la morphose numérique, puis l’apprentissage automatique appliqué à la morphologie de l’architecture. Cette orientation constitue un approfondissement opératoire d’une même problématique générale : comment connaître, interpréter, évaluer, générer et apprendre numériquement la forme architecturale ?

La troisième partie expose le projet scientifique, en explicitant ses fondements épistémologiques et son programme de recherche. Celui-ci prolonge les travaux engagés vers des dispositifs capables de prédire, représenter, reconstruire, expliquer et générer des formes architecturales dotées de performances ambiantales, dans une perspective de co-conception humain-machine. Il propose une perspective de recherche et d’encadrement doctoral articulant architecture, sciences de l’environnement, sciences humaines et sociales, et intelligence artificielle.

La quatrième partie, consacrée à la formation, montre que ces recherches nourrissent les enseignements, les montages de programmes pédagogiques et la réflexion sur l’évolution des compétences attendues en architecture dans un contexte où les exigences environnementales et les technologies numériques reconfigurent la pensée de l’architecture et son enseignement. Enfin, le recueil de publications apporte une démonstration concrète des activités scientifiques à travers une sélection raisonnée de travaux.

L’ensemble du mémoire défend une morphologie de l’architecture conçue comme champ de connaissance et d’action, susceptible d’accompagner les transitions écologique et numérique de l’architecture, et de renforcer le dialogue entre recherche, formation et pratique.