PUBLICATION
Rapport d’activité 2024-2025
Faits, actualités et chiffres marquants de l’année universitaire 2024-2025 : découvrez le Rapport d’Activité de l’ENSAG-UGA.
WORKSHOP
Les étudiantes et les étudiants de L3 à l’œuvre pour l’exposition « Rétro-Futur »
Début mars, les étudiantes et les étudiants de L3 de l’ENSAG – UGA ont collaboré avec le Centre d’Art Bastille et le pôle culture de l’Université Grenoble Alpes pour concevoir et fabriquer une partie de la scénographie de l’exposition « Rétro-Futur ».
ENQUÊTE
Insertion professionnelle
Vous avez obtenu un diplôme à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble, UGA entre 2022 et 2025 ? Répondez à notre enquête.
EXPOSITIONS
Charlotte Perriand
À l’initiative du temps fort autour de Charlotte Perriand organisé par le musée de Grenoble, l’ENSAG-UGA, La Plateforme et la Maison de l’Architecture de l’Isère s’associent pour proposer des expositions et des rencontres autour de cette figure majeure du design et de l’architecture.
JOURNÉE D’ÉTUDE
Regarder et habiter la montagne
Le LabEx Architectures de l’UGA propose une journée d’étude le vendredi 24 avril 2026, dans le cadre du temps fort autour de Charlotte Perriand organisé par le musée de Grenoble.
CONFÉRENCE HMONP
Découvrez les deux prochaines conférences HMONP
L’École Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble – UGA accueillera le mercredi 18 mars, deux conférences dans le cadre du cycle de conférences HMONP.
CONFÉRENCE
Programme MetroFabLab
Le programme METRO-FAB-Lab de la Graduate School UGA propose deux conférences le 19 mars et le 20 avril
MOIS DE L’ÉGALITÉ
Découvrez la programmation
Dans le cadre du mois de l’égalité 2026 organisé par l’UGA, la commission égalité de l’ENSAG – UGA organise des événements à l’école.
FORMATION
Ouverture des inscriptions Bourse Graduate School@UGA
Vous êtes actuellement en licence 3 ? Vous avez jusqu’au 15 juin 2026 pour candidater au programme thématique MetroFabLab de la Graduate School UGA pour l’année universitaire 2026-2027.
CONFÉRENCE
Frédéric Einaudi – Densité de la forme
L’École Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble – UGA accueillera le jeudi 26 février à 18h, Frédéric Einaudi (ATELIER EGR), architecte pour la conférence « Densité de la forme ».
RECHERCHE
Soutenance de thèse d’Étienne Randier Fraile
Vendredi 21 mars à 9h30, en amphi Simounet, Étienne Randier Fraile soutiendra sa thèse préparée au sein de l’équipe Cultures Constructives / Unité de Recherche AE&CC et ayant pour titre « Les marges : territoires d’exploration du projet. L’habitat en situation d’incertitude par
Montevideo ».
Composition du jury
- Elena Cogato Lanza, Professeure titulaire EPFL, ENAC, Laboratoire d’Urbanisme (rapporteure).
- Monique Poulot, Professeure émérite des Universités, Université Paris Nanterre (rapporteure).
- Éric Alonzo, Professeur des Universités, École d’architecture de la ville & des territoires Paris-Est, Université Gustave Eiffel (examinateur).
- Xavier Guillot, Professeur des Universités, ENSA Marseille (examinateur).
- Fabrizio Tucci, Professeur ordinaire, Université La Sapienza de Rome, Faculté d’architecture (examinateur).
- Lucía Fernández Gabard, Chargée de recherche, Institut d’études territoriales et urbaines, Faculté d’architecture, de design et d’urbanisme de Montevideo, directrice du Programme Organisation et Représentation de WIEGO (invitée).
- Aysegül Cankat, Professeure des Universités, ENSA de Grenoble (directrice de thèse).
Résumé de la thèse
Les marges apparaissent comme une notion répandue des disciplines de l’espace. Polysémique et maintes fois conceptualisée, utilisée autant pour caractériser un site géographique, un milieu, que pour des territoires oubliés, à l’écart de l’intérêt d’investigation des professionnels et des politiques. Elles sont néanmoins habitées et ce sont ces conditions qui nous intéressent en tant qu’architecte. Notre travail part d’une intuition formulée il y a plus de dix années au sein du territoire uruguayen, et particulièrement dans sa capitale, Montevideo, où certaines populations se sont installées au sein d’établissements qualifiés d’informels dans les sites de marges de cours d’eau et des côtes. Si les travaux portant sur la marginalité sociale et urbaine abondent, rares sont ceux qui traitent des interrelations entre les dimensions spatio-temporelles, géographiques et climatiques des marges. Or, ces dernières interrogent de manière privilégiée l’architecte, le projet et ses outils.
Dans un contexte d’incertitudes, où les effets du changement climatique augmentent les fragilités et les inégalités socio-spatiales, la thèse entend éclairer ce que peuvent signifier les marges comme territoires physiques porteurs de transformations, de fragilités et d’ingéniosités, apportant des connaissances nouvelles pour l’architecture et le projet. L’habitat informel marginalisé questionne la capacité de l’architecte à saisir les processus de matérialisation de conditions variables. Caractérisé par des dimensions changeantes et évolutives, l’habitat associerait les conditions physiques, environnementales et climatiques des sites dans lesquelles il se situe.
En ce sens, notre travail décortique la façon dont les marges passent de sites aux qualités physiques et environnementales, marqués par des aléas et de multiples changements, à des situations où se matérialisent la fragilité sociale et spatiale de l’habitat et des habitants. Les marges révèlent la nécessité de croisement de connaissances et de méthodes dans lesquels les outils de représentation sont en acte et conduisent à révéler la complexité des processus de fabrication des marges par un important travail dessiné, cartographié et schématisé. Une telle approche permet de révéler et de comprendre le rôle des processus et des évolutions de l’habitat pour continuer à vivre au sein de sites où les aléas climatiques sont permanents. En associant les différentes qualités de l’habiter, il devient possible d’avoir une connaissance et une compréhension approfondie de la complexité et des spécificités de ces territoires. Le dessin et le redessin permettent de fabriquer des outils de projet ayant capacité à proposer des hypothèses de transformation, mais également à être mobilisés pour penser et agir ailleurs. Nous testerons cette possibilité au sein d’un site en France, à Marseille, qui aura un statut d’expérimentation des outils fabriqués. In fine, les marges comme territoires d’exploration du projet suscitent l’élaboration de champs communs capables de jouer des rôles différenciés face aux défis du changement climatique, et avec plus d’acuité pour les modes d’habiter les plus fragiles.
La thèse s’organise en trois parties. La première propose de regarder les marges à travers les connaissances théoriques et historiques, mais aussi méthodologiques, qu’elles peuvent procurer pour l’architecture. Dans une deuxième partie, nous lirons les dimensions temporelles et spatiales de leur processus de matérialisation. Et dans une dernière partie, la thèse propose d’explorer le renouvellement d’outils de projet à partir des marges et des incertitudes.
Vendredi 21 mars 2025 à 9h30
À l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble
Amphithéâtre Simounet