EXPOSITION
TerCel
À La Casemate, du 27 mai au 27 septembre 2025. Une immersion dans l’innovation des matériaux de construction au service de la transition écologique.
PRÉSENTATION OUVRAGE
Écologie humaine, une science sociale des milieux de vie
Mardi 10 juin 2025 à 17h30 à la Maison de l’Architecture de l’Isère. En présence des auteurs.
RECHERCHE
Soutenance de thèse d’Arthur Grizard
Lundi 16 juin 2025 à 14h – Architectures d’hébergement dans l’arc alpin (1900-1939) : histoire climatique et enseignements de la villégiature et de la cure d’altitude
CONCOURS PHOTO
Nouvelles vies / Nouvelles vues !
La Maison de l’architecture de l’Isère organise un concours photo à destination des étudiants de l‘ENSA Grenoble et de l’ÉSAD Grenoble-Valence.
ADMISSIONS
Entretiens d’admission
Les entretiens d’admission se dérouleront le samedi 10 mai 2025. Retrouvez toutes les informations pratiques ici.
EXPOSITION
De la terre à l’architecture
Du 5 au 15 mai 2025, les étudiants du post-master DSA Architecture de terre présentent leurs travaux dans la Grande Galerie.
CONFÉRENCE
Christophe Millet
Président du Conseil National de l’Ordre des Architectes et cofondateur et gérant de l’agence BAMAA Architectes. Mercredi 21 mai 2025 à 17h30 en Amphi Maglione.
LAURÉATS
Le vernaculaire sans pastiche
Avec le projet « Strate », Lucie Dussert-Rosset et Zoé Penloup, étudiantes à l’ENSAG-UGA sont lauréates du concours organisé par la commune de Bourg Saint Maurice – Les Arcs.
RECHERCHE
Soutenance de thèse de Mauricio Corba Barreto
Jeudi 15 mai à 13h – Conception d’équipements communautaires démonstrateurs pour l’amélioration de l’habitat rural en Afrique Subsaharienne
FORMATION
Form@doc # 4 : Gérer sa présence numérique
Chercheurs, doctorants : rendez-vous le mardi 13 mai 2025 pour un temps de formation afin de mieux gérer votre présence numérique.
RECHERCHE
Soutenance de thèse de Laurence Malaret
L’École Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble, Université Grenoble Alpes a le plaisir de vous annoncer la soutenance de thèse de Madame Laurence Malaret, le mercredi 3 juin 2026 à 14h, amphithéâtre Maglione 3.
Titre de la thèse
Coopérations territoriales, montagne et métropole grenobloises.
Unité de recherche
Architecture, Environnement et Cultures Constructives (AE&CC)
École doctorale
Sciences de l’Homme, du Politique et du Territoire (SHPT), Université Grenoble Alpes
Direction de thèse
Monsieur Romain Lajarge, Professeur en aménagement et sciences territoriales, ENSAG – UGA / AE&CC
Monsieur Nicolas Kada, Professeur de droit, Professeur des universités, UGA
Composition du jury
Rapporteure : Madame Jennifer Buyck, Professeure en urbanisme et aménagement, Université Gustave Eiffel
Rapporteur : Monsieur Romain Pasquier, Directeur de recherche CNRS, en sciences politiques/Sciences-Po Rennes-Laboratoire Arènes
Examinatrice : Madame Marie-Christine Fourny, Professeure de géographie, Université Grenoble Alpes
Examinatrice : Madame Hélène Mainet, Professeure en aménagement, Université Clermont-Auvergne/UMR Territoires
Invité : Monsieur Alexandre Mignotte, Responsable d’unité Territoires de Nature et de Montagne, Grenoble-Alpes Métropole (Docteur en aménagement)
Résumé de la thèse
L’évolution du contexte réglementaire et législatif (NOTRe, MAPTAM et lois Montagne etc.) est le point de départ de l’enquête pour l’analyse des coopérations. Mais la coopération ne se décrète pas. Elle se choisit et se construit dans une logique d’interdépendance et d’encapacitation des acteurs publics et privés.
Trois raisons justifient de nous intéresser à la coopération autrement : l’affaiblissement de la décentralisation, un besoin d’innovation publique et sociétale par les coopérations territoriales et celui de décloisonner l’action publique et l’action collective en territorialisant.
La thèse porte sur les évolutions contemporaines des relations de coopération et cherche à montrer l’affaiblissement des dichotomies classiques (rural/urbain ; centre/périphérie). La territorialisation est considérée comme une rencontre possible entre processus de l’action collective et dispositifs de politique publique. La thèse cherche à approfondir les questions de coopération, telles que abordées dans le cadre juridique et règlementaire (Pasquier, Guigner, Cole, 2011 ; Kada, Pasquier, Courtecuisse, et al., 2017 ; Clepkens, Chauvin, Garreau, et al., 2017). Elle propose de trouver de nouvelles formes de coopération territoriale, en se concentrant sur les terrains de montagnes et de métropoles grenobloises, comme terrain d’investigation et d’étude. Les processus collectifs et les dispositifs publics pour reconnaître les coopérations existantes et émergentes sont analysés.
L’approche générale s’inscrit dans la (re)fondation des sciences territoriales (Massicotte, 2008 ; Beckouche et al. (dir.), Grasland, Guérin-Pace, et al., 2012 ; Robitaille, Urbain Proulx, 2014 ; Lajarge, et al. (dir), 2019 ; Bédard, 2025), s’appuie sur les théories de l’action, des interactions (Raffestin, 1980 ; Werlen, 1993 ; Debarbieux, Guigou, Vanier, 2002) et de l’action collective, des théories critiques du développement territorial et de l’habitabilité (Lajarge, 2012 ; Balocco, Calmettes, Lajarge, 2014 ; Fourny, 2016). L’acteur pluriel (Lahire, 2014 ; 2023) est rencontré, raconté et dessiné. Les méthodes d’enquête par observation et entretien compréhensif ainsi qu’une analyse qualitative couplée à une analyse de dynamique de groupe (Mucchielli, 2019 ; Paillé, Mucchielli, 2019) confortent et corroborent les résultats obtenus.
La thèse décrit des pratiques significatives de la montagne par les métropolitains et de la métropole par les habitants des montagnes. Les dires d’acteurs illustrent et qualifient la nature des coopérations par des cartes heuristiques. L’analyse de la dynamique de groupe met en évidence des acteurs éloignés, influents et proches de pratiques coopérantes. Des marges de manœuvre pour des coopérations plus territoriales sont identifiées.
La thèse montre que l’action publique a besoin de plus d’ingénierie de liens et de processus, notamment pour rendre visible l’action collective, et qu’il est nécessaire d’impliquer davantage des groupes d’habitants, socioprofessionnels et réseaux. Ce travail met aussi en évidence les conditions et le besoin de coalitions et de coopérations par des territorialités relationnelles dans un but de travail en commun : confiance, convivialité, attention portée à la relation, conditions de l’agir commun, savoir-être et savoir-faire, recherche de réciprocité.
Le corpus de thèse, référencé et mobilisable, constitue une base de données des pratiques métropolitaines et de montagne grenobloises des coopérations territoriales : 86 entretiens ouverts retranscris, des journaux de bord, et un riche matériau d’enquête. La thèse démontre que l’habitabilité des territoires dépend du potentiel transformatif des pratiques propres à une intelligence relationnelle coopérante, elle-même constitutive d’un commun territorial de l’action publique et collective.