CONFÉRENCE
Programme MetroFabLab
Le programme METRO-FAB-Lab de la Graduate School UGA propose deux conférences les 10 et 31 mars.
RECHERCHE
Soutenance de thèse d’Étienne Randier Fraile
Vendredi 21 mars à 9h30 – Les marges : territoires d’exploration du projet. L’habitat en situation d’incertitude par Montevideo.
CONFÉRENCE
Atelier Archiplein
Mercredi 19 février 2025 à 18h – conférence du cycle HMONP avec Marlene Leroux et Francis Jacquier de l’Atelier Archiplein.
FORMATION
PRÉAC 2025
La prochaine formation nationale du PRÉAC Architecture, arts de l’espace et société(s) «Faire avec : de l’aménagement au ménagement du territoire» se tiendra les 3 et 4 avril 2025 à Rive-de-Gier (42) et Givors (69).
EXPOSITION
Biennale EXPERIMENTA
Dans le cadre de la Biennale Experimenta et du projet de recherche ANR SENSIBILIA, les chercheurs des laboratoires AAU-CRESSON & PACTE vous invitent à plusieurs temps forts.
ACTUALITÉ
Nouvelle stratégie nationale pour l’architecture (2025-2029)
Mise en œuvre de la nouvelle stratégie nationale pour l’architecture (2025-2029).
FORMATION
Transmettre l’architecture ® 2025
La prochaine session de la formation Transmettre l’architecture ® aura lieu à Bordeaux, sur 4 jours, les 10 et 11 avril et 15 et 16 mai 2025.
CONFÉRENCE
Simulation et virtualité
Philippe Liveneau revient sur près de 25 ans de construction d’une pédagogie expérientielle au travers des réalisations menées avec ses étudiants.
PROJECTION
Toucher Terre
Toucher terre présente le renouveau en cours de la construction en terre crue, un matériau aussi ancien que l’architecture elle-même.
CONFÉRENCE
Fanny Lopez
Cette conférence propose d’interroger les imaginaires spatiaux du génie électrique et de souligner le caractère idéologique et politique de la distribution électrique.
RECHERCHE
Soutenance de thèse de Laurence Malaret
L’École Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble, Université Grenoble Alpes a le plaisir de vous annoncer la soutenance de thèse de Madame Laurence Malaret, le mercredi 3 juin 2026 à 14h, amphithéâtre Maglione 3.
Titre de la thèse
Coopérations territoriales, montagne et métropole grenobloises.
Unité de recherche
Architecture, Environnement et Cultures Constructives (AE&CC)
École doctorale
Sciences de l’Homme, du Politique et du Territoire (SHPT), Université Grenoble Alpes
Direction de thèse
Monsieur Romain Lajarge, Professeur en aménagement et sciences territoriales, ENSAG – UGA / AE&CC
Monsieur Nicolas Kada, Professeur de droit, Professeur des universités, UGA
Composition du jury
Rapporteure : Madame Jennifer Buyck, Professeure en urbanisme et aménagement, Université Gustave Eiffel
Rapporteur : Monsieur Romain Pasquier, Directeur de recherche CNRS, en sciences politiques/Sciences-Po Rennes-Laboratoire Arènes
Examinatrice : Madame Marie-Christine Fourny, Professeure de géographie, Université Grenoble Alpes
Examinatrice : Madame Hélène Mainet, Professeure en aménagement, Université Clermont-Auvergne/UMR Territoires
Invité : Monsieur Alexandre Mignotte, Responsable d’unité Territoires de Nature et de Montagne, Grenoble-Alpes Métropole (Docteur en aménagement)
Résumé de la thèse
L’évolution du contexte réglementaire et législatif (NOTRe, MAPTAM et lois Montagne etc.) est le point de départ de l’enquête pour l’analyse des coopérations. Mais la coopération ne se décrète pas. Elle se choisit et se construit dans une logique d’interdépendance et d’encapacitation des acteurs publics et privés.
Trois raisons justifient de nous intéresser à la coopération autrement : l’affaiblissement de la décentralisation, un besoin d’innovation publique et sociétale par les coopérations territoriales et celui de décloisonner l’action publique et l’action collective en territorialisant.
La thèse porte sur les évolutions contemporaines des relations de coopération et cherche à montrer l’affaiblissement des dichotomies classiques (rural/urbain ; centre/périphérie). La territorialisation est considérée comme une rencontre possible entre processus de l’action collective et dispositifs de politique publique. La thèse cherche à approfondir les questions de coopération, telles que abordées dans le cadre juridique et règlementaire (Pasquier, Guigner, Cole, 2011 ; Kada, Pasquier, Courtecuisse, et al., 2017 ; Clepkens, Chauvin, Garreau, et al., 2017). Elle propose de trouver de nouvelles formes de coopération territoriale, en se concentrant sur les terrains de montagnes et de métropoles grenobloises, comme terrain d’investigation et d’étude. Les processus collectifs et les dispositifs publics pour reconnaître les coopérations existantes et émergentes sont analysés.
L’approche générale s’inscrit dans la (re)fondation des sciences territoriales (Massicotte, 2008 ; Beckouche et al. (dir.), Grasland, Guérin-Pace, et al., 2012 ; Robitaille, Urbain Proulx, 2014 ; Lajarge, et al. (dir), 2019 ; Bédard, 2025), s’appuie sur les théories de l’action, des interactions (Raffestin, 1980 ; Werlen, 1993 ; Debarbieux, Guigou, Vanier, 2002) et de l’action collective, des théories critiques du développement territorial et de l’habitabilité (Lajarge, 2012 ; Balocco, Calmettes, Lajarge, 2014 ; Fourny, 2016). L’acteur pluriel (Lahire, 2014 ; 2023) est rencontré, raconté et dessiné. Les méthodes d’enquête par observation et entretien compréhensif ainsi qu’une analyse qualitative couplée à une analyse de dynamique de groupe (Mucchielli, 2019 ; Paillé, Mucchielli, 2019) confortent et corroborent les résultats obtenus.
La thèse décrit des pratiques significatives de la montagne par les métropolitains et de la métropole par les habitants des montagnes. Les dires d’acteurs illustrent et qualifient la nature des coopérations par des cartes heuristiques. L’analyse de la dynamique de groupe met en évidence des acteurs éloignés, influents et proches de pratiques coopérantes. Des marges de manœuvre pour des coopérations plus territoriales sont identifiées.
La thèse montre que l’action publique a besoin de plus d’ingénierie de liens et de processus, notamment pour rendre visible l’action collective, et qu’il est nécessaire d’impliquer davantage des groupes d’habitants, socioprofessionnels et réseaux. Ce travail met aussi en évidence les conditions et le besoin de coalitions et de coopérations par des territorialités relationnelles dans un but de travail en commun : confiance, convivialité, attention portée à la relation, conditions de l’agir commun, savoir-être et savoir-faire, recherche de réciprocité.
Le corpus de thèse, référencé et mobilisable, constitue une base de données des pratiques métropolitaines et de montagne grenobloises des coopérations territoriales : 86 entretiens ouverts retranscris, des journaux de bord, et un riche matériau d’enquête. La thèse démontre que l’habitabilité des territoires dépend du potentiel transformatif des pratiques propres à une intelligence relationnelle coopérante, elle-même constitutive d’un commun territorial de l’action publique et collective.