ENQUÊTE
Insertion professionnelle
Vous avez obtenu un diplôme à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble, UGA entre 2022 et 2025 ? Répondez à notre enquête.
CONFÉRENCE HMONP
Découvrez les deux prochaines conférences HMONP
L’École Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble – UGA accueillera le mercredi 18 mars, deux conférences dans le cadre du cycle de conférences HMONP.
CONFÉRENCE
Programme MetroFabLab
Le programme METRO-FAB-Lab de la Graduate School UGA propose deux conférences le 19 mars et le 20 avril
MOIS DE L’ÉGALITÉ
Découvrez la programmation
Dans le cadre du mois de l’égalité 2026 organisé par l’UGA, la commission égalité de l’ENSAG – UGA organise des événements à l’école.
FORMATION
Ouverture des inscriptions Bourse Graduate School@UGA
Vous êtes actuellement en licence 3 ? Vous avez jusqu’au 15 juin 2026 pour candidater au programme thématique MetroFabLab de la Graduate School UGA pour l’année universitaire 2026-2027.
CONFÉRENCE
Frédéric Einaudi – Densité de la forme
L’École Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble – UGA accueillera le jeudi 26 février à 18h, Frédéric Einaudi (ATELIER EGR), architecte pour la conférence « Densité de la forme ».
CONFÉRENCE HMONP
Éjo.coopérative
Nous avons le plaisir d’accueillir Éjo.coopérative pour une conférence intitulée « Penser l’incertitude » le mercredi 11 février à 18h en Amphi Maglione 2.
CONFÉRENCES
Cycle de conférences Montagnes, Architecture et Paysage
De février à avril 2026, le parcours de master Montagnes, Architecture et Paysages vous propose plusieurs conférences.
APPEL A CANDIDATURES
Bourses de master Idex pour l’année universitaire 2026-2027
L’Initiative d’Excellence (Idex) Université Grenoble Alpes ouvre les candidatures au programme 2026-2027 de bourses de Master IdEx Formation.
FORMATION
Deux formations professionnelles en construction terre crue en 2026
L’ENSAG-UGA et l’équipe CRAterre de l’unité de recherche AE&CC s’associent aux Grands Ateliers pour proposer deux formations professionnelles dédiées à la construction en terre crue.
RECHERCHE
Soutenance de thèse d’Emmanuel Mille
Emmanuel Mille soutiendra sa thèse, préparée au sein de l’unité de recherche Architecture, Environnement et Cultures Constructives (AE&CC), et intitulée « Construire la ville en terre. Le pisé, matériau essentiel de l’extension urbaine de Lyon (XVe-XIXe siècles). », vendredi 30 juin à 14h, en amphi Simounet.
Composition du jury
- Rapportrice : Béatrice Mariolle, architecte et professeure HDR (TPCAU), ENSA de Lille
- Rapporteur : Vincent Negri, chercheur HDR, CNRS et Institut des Sciences Sociales du Politique
- Examinateur : Philippe Devillers, maître de conférences HDR (STA-CIMA), ENSA de Montpellier
- Examinateur : Thierry Paquot, philosophe de l’urbain et professeur HDR émérite, Institut d’urbanisme de Paris
- Examinatrice : Sophie Paviol, professeure HDR (HCA), ENSA de Grenoble
- Directeur de la thèse : Thierry Joffroy, chercheur HDR, directeur de l’équipe CRAterre, AE&CC, ENSA de Grenoble
- Personnalité invitée : Christophe Margueron, Architecte des Bâtiments de France, UDAP du Rhône et de la Métropole de Lyon
Résumé de la thèse
Cette thèse en architecture renouvelle les connaissances historiques sur l’emploi du pisé de terre crue à Lyon et en offre une lecture inédite. Elle met en lumière l’importance de ce matériau dans l’histoire urbaine de la ville, depuis le Moyen-Age jusqu’au début des années 1900.
Alors que l’on pensait que le pisé avait disparu du paysage urbain lyonnais, cette recherche livre un corpus inédit de 750 édifices contenant du pisé de terre situés sur le territoire de la Métropole lyonnaise, dont 365 sur la commune de Lyon, y compris en secteur UNESCO. Les outils utilisés pour l’analyse de ces bâtiments sont nombreux et complémentaires : analyse quantitative et qualitative, synthèse des données et lecture spatiale par SIG, reconstitution cartographique, analyse morphologique, redessin et photographie.
Le corpus constitué comprend des édifices situés dans les anciens faubourgs ainsi que dans de vastes quartiers urbanisés au XIXe siècle. Les observations croisées, favorisées par la diversité des outils d’analyse utilisés, permettent d’affirmer que le pisé de terre a joué un rôle essentiel lors des expansions urbaines successives de la ville, malgré les diverses réglementations qui ont été mises en place afin d’encadrer son utilisation. Contrairement à certaines idées reçues, il ne s’agit pas uniquement de bâti rural qui serait aujourd’hui englobé dans la ville ou de modestes édifices urbains qui auraient été construits avec une part d’autoconstruction. Le corpus présente en effet de nombreux bâtiments importants (châteaux, maisons bourgeoises, hôpitaux, etc.) ainsi que des immeubles collectifs de très grande hauteur (jusqu’à six niveaux) qui font de Lyon une des villes où les édifices en pisé sont les plus hauts au monde. Enfin, ce corpus illustre une maîtrise remarquable de cette technique de construction et traduit le rôle fondamental de ce matériau économique dans l’urbanisation de Lyon.
Cette thèse incite donc à porter un nouveau regard sur l’histoire constructive et urbaine de la ville et ses implications patrimoniales. Plus largement, dans le contexte actuel de crise écologique, elle porte une dimension prospective sur le potentiel des architectures de terre en milieu urbain, tant dans les pratiques de réhabilitation que dans les chantiers de mise en œuvre contemporaine.