ÉVÉNEMENT
Studio Radio
Jeudi 18 septembre 2025 – une journée d’expérimentation pour découvrir le nouveau studio radio de l’ENSAG-UGA.
JEP
Journées européennes du patrimoine 2025
Du 20 au 21 septembre se dérouleront les « Journées européennes du patrimoine 2025 »
HMONP
Soutenances à l’habilitation à la maîtrise d’œuvre en son nom propre 2025
Les soutenances pour la formation HMONP (Habilitation à la Maîtrise d’Œuvre en Nom Propre) se dérouleront du lundi 22 au vendredi 26 septembre 2025 et sont ouvertes au public.
EXPOSITION
Jeunes Archis
Du 17 septembre et jusqu’au 7 novembre, découvrez les Projets de Fin d’Études des étudiants et étudiantes (promotion 2024-2025) lors d’une exposition à La Plateforme, Grenoble.
Rentrée L1
Votre aventure commence le 5 septembre 2025
Futurs étudiants et étudiantes de L1, découvrez ci-dessous des informations pratiques pour votre rentrée, le détail du matériel de base nécessaire ainsi que des ressources pour découvrir la culture architecturale pendant l’été.
UGA
Lancement du LabEx Architectures
Mercredi 25 juin, l’ENSAG-UGA était présente à l’événement de lancement du LabEx Architectures.
RECHERCHE
Soutenance de thèse de Fatma MRAD
Soutenance de thèse de Madame Fatma Mrad le vendredi 04 juillet à 9h, amphithéâtre Maglione 1 (ENSAG-UGA).
SOUTENANCES PFE
Assistez aux soutenances des étudiants de la promo 24-25
Les soutenances de PFE des étudiants de M2 se dérouleront du lundi 16 juin au vendredi 27 juin à l’ENSAG-UGA.
PRIX DE THÈSE 2025
10 jeunes docteures et docteurs distingués par l’UGA
L’Université Grenoble Alpes a récompensé dix docteures et docteurs diplômés en 2024 dont le travail de thèse est jugé d’une qualité exceptionnelle.
TABLE RONDE
L’université, du centre-ville au campus en passant par la Bastille
Table ronde animée par Nicolas Tixier, enseignant chercheur à l’École nationale supérieure d’architecture de Grenoble, UGA. Jeudi 12 juin 2025 à 18h30 à La Plateforme.
RECHERCHE
Soutenance de thèse de Laurence Malaret
L’École Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble, Université Grenoble Alpes a le plaisir de vous annoncer la soutenance de thèse de Madame Laurence Malaret, le mercredi 3 juin 2026 à 14h, amphithéâtre Maglione 3.
Titre de la thèse
Coopérations territoriales, montagne et métropole grenobloises.
Unité de recherche
Architecture, Environnement et Cultures Constructives (AE&CC)
École doctorale
Sciences de l’Homme, du Politique et du Territoire (SHPT), Université Grenoble Alpes
Direction de thèse
Monsieur Romain Lajarge, Professeur en aménagement et sciences territoriales, ENSAG – UGA / AE&CC
Monsieur Nicolas Kada, Professeur de droit, Professeur des universités, UGA
Composition du jury
Rapporteure : Madame Jennifer Buyck, Professeure en urbanisme et aménagement, Université Gustave Eiffel
Rapporteur : Monsieur Romain Pasquier, Directeur de recherche CNRS, en sciences politiques/Sciences-Po Rennes-Laboratoire Arènes
Examinatrice : Madame Marie-Christine Fourny, Professeure de géographie, Université Grenoble Alpes
Examinatrice : Madame Hélène Mainet, Professeure en aménagement, Université Clermont-Auvergne/UMR Territoires
Invité : Monsieur Alexandre Mignotte, Responsable d’unité Territoires de Nature et de Montagne, Grenoble-Alpes Métropole (Docteur en aménagement)
Résumé de la thèse
L’évolution du contexte réglementaire et législatif (NOTRe, MAPTAM et lois Montagne etc.) est le point de départ de l’enquête pour l’analyse des coopérations. Mais la coopération ne se décrète pas. Elle se choisit et se construit dans une logique d’interdépendance et d’encapacitation des acteurs publics et privés.
Trois raisons justifient de nous intéresser à la coopération autrement : l’affaiblissement de la décentralisation, un besoin d’innovation publique et sociétale par les coopérations territoriales et celui de décloisonner l’action publique et l’action collective en territorialisant.
La thèse porte sur les évolutions contemporaines des relations de coopération et cherche à montrer l’affaiblissement des dichotomies classiques (rural/urbain ; centre/périphérie). La territorialisation est considérée comme une rencontre possible entre processus de l’action collective et dispositifs de politique publique. La thèse cherche à approfondir les questions de coopération, telles que abordées dans le cadre juridique et règlementaire (Pasquier, Guigner, Cole, 2011 ; Kada, Pasquier, Courtecuisse, et al., 2017 ; Clepkens, Chauvin, Garreau, et al., 2017). Elle propose de trouver de nouvelles formes de coopération territoriale, en se concentrant sur les terrains de montagnes et de métropoles grenobloises, comme terrain d’investigation et d’étude. Les processus collectifs et les dispositifs publics pour reconnaître les coopérations existantes et émergentes sont analysés.
L’approche générale s’inscrit dans la (re)fondation des sciences territoriales (Massicotte, 2008 ; Beckouche et al. (dir.), Grasland, Guérin-Pace, et al., 2012 ; Robitaille, Urbain Proulx, 2014 ; Lajarge, et al. (dir), 2019 ; Bédard, 2025), s’appuie sur les théories de l’action, des interactions (Raffestin, 1980 ; Werlen, 1993 ; Debarbieux, Guigou, Vanier, 2002) et de l’action collective, des théories critiques du développement territorial et de l’habitabilité (Lajarge, 2012 ; Balocco, Calmettes, Lajarge, 2014 ; Fourny, 2016). L’acteur pluriel (Lahire, 2014 ; 2023) est rencontré, raconté et dessiné. Les méthodes d’enquête par observation et entretien compréhensif ainsi qu’une analyse qualitative couplée à une analyse de dynamique de groupe (Mucchielli, 2019 ; Paillé, Mucchielli, 2019) confortent et corroborent les résultats obtenus.
La thèse décrit des pratiques significatives de la montagne par les métropolitains et de la métropole par les habitants des montagnes. Les dires d’acteurs illustrent et qualifient la nature des coopérations par des cartes heuristiques. L’analyse de la dynamique de groupe met en évidence des acteurs éloignés, influents et proches de pratiques coopérantes. Des marges de manœuvre pour des coopérations plus territoriales sont identifiées.
La thèse montre que l’action publique a besoin de plus d’ingénierie de liens et de processus, notamment pour rendre visible l’action collective, et qu’il est nécessaire d’impliquer davantage des groupes d’habitants, socioprofessionnels et réseaux. Ce travail met aussi en évidence les conditions et le besoin de coalitions et de coopérations par des territorialités relationnelles dans un but de travail en commun : confiance, convivialité, attention portée à la relation, conditions de l’agir commun, savoir-être et savoir-faire, recherche de réciprocité.
Le corpus de thèse, référencé et mobilisable, constitue une base de données des pratiques métropolitaines et de montagne grenobloises des coopérations territoriales : 86 entretiens ouverts retranscris, des journaux de bord, et un riche matériau d’enquête. La thèse démontre que l’habitabilité des territoires dépend du potentiel transformatif des pratiques propres à une intelligence relationnelle coopérante, elle-même constitutive d’un commun territorial de l’action publique et collective.