Sélectionner une page

LAURÉATS
L’ENSAG en force au Festival des cabanes

Pour la 6ème édition du Festival des cabanes d’Annecy, 4 propositions présentées par des représentants de l’ENSAG on retenu l’attention du jury. Partant de l’archétype de la cabane, ce festival vivant d’architecture ambitionne « de sensibiliser l’ensemble des acteurs du pays sur la question du grand territoire et sur la façon de s’y installer ».

lire plus

LAURÉATS
Construire en pierre structurelle récompense une étudiante de master 1

Jeudi 17 juin 2021 a eu lieu la cérémonie de remise des prix du concours « Construire en pierre structurelle ». A cette occasion, Yolaine Morand, étudiante en première année de master à l’ENSAG, et son binôme Charlotte Brochiero de l’ENSA Montpellier, se sont vu décerner le 3e prix avec leur projet de logements collectifs intitulé « Vivre ensemble. Habiter la pierre dans un contexte méditerranéen ».

lire plus

La démarche de conception/réalisation stimulée par une compétition internationale, le Solar Decathlon Europe.

25 02 2021 | Lauréats

L’ENSAG entretien une relation étroite avec la compétition universitaire internationale d’architecture Solar Decahtlon dans sa version européenne. Ce challenge qui mèle pédagogie, recherche et développement stimule les enseignants et les étudiants du parcours de master Architecture Environnement & Cultures Constructives depuis 2010. Jusqu’à gagner l’édition 2014 à Madrid. A chaque participation il s’agit de constituer une équipe pluridisciplinaire et fédérer de nombreux partenaires afin de concevoir et construire un projet d’habitat à très hautes performances environnementales fonctionnant avec le soleil pour principale source d’énergie. Alors que la team Auvergne-Rhône-Alpes se relance pour le prochain SDE21 à Wuppertal (ALL.), revenons sur les précédentes éditions.

La compétition Solar Decathlon se concentre toujours sur le logement. Pour que le site d’accueil puisse circonscrire les démonstrateurs des différentes équipes candidates, ces projets doivent répondre à une volumétrie établie dans le cahier des charges. Aussi le prototype pouvait-il correspondre, jusqu’alors, au projet architectural dans son entièreté ou ne représenter qu’une partie exemplaire du tout. Désormais, toutes les équipes doivent choisir cette dernière option. Excepté lors de sa première participation, c’est du reste toujours ce cas de figure qu’a choisi l’équipe portée par l’ENSAG. Ses démonstrateurs présentent également le point commun de dépasser le cadre minimum imposé de la compétition pour répondre à des problématiques supplémentaires – mobilité, agriculture urbaine, habitat collectif, densité – et s’inscrire dans un contexte local réel.

1. Madrid, 2010 : Armadillo box (4e place)

Le but affiché par la team Grenoble ? Proposer un habitat économique et à faible impact environnemental. « On s’était dit que ce qui coûtait cher, c’était la surface développée. Donc on avait cherché à la réduire tout en développant l’adaptabilité du logement grâce à un mobilier rétractable et évolutif. », détaille Christophe de Tricaud, coordinateur de la candidature SDE21.

Par ailleurs, un travail sur la corrélation entre l’habitat et la mobilité ainsi qu’une amorce de reflexion sur la production alimentaire on été menés (critères qui ne figuraient pas dans le cahier des charges de la compétition à l’époque). La toiture photovoltaïque proposée avait été dimensionnée pour pouvoir produire suffisamment d’énergie pour un véhicule individuel. Si ce genre d’étude est aujourd’hui rentrée dans les mœurs, en 2008 (deux ans en amont du rendu), cette démarche était vraiment innovante. « A tel point qu’on avait eu du mal à trouver une voiture électrique. Il n’y en avait pas sur le marché ! », se souvient Christophe de Tricaud.

Au cœur du cahier des charges ? L’accessibilité économique.

En parallèle de la compétition, le démonstrateur a été décliné pour servir de projet de recherche à l’Institut national de l’énergie solaire (INES). L’ARMADILLO BOX INES est d’ailleurs toujours visible sur la plateforme de l’INES au Bourget-du-Lac.

2. Madrid, 2012 : Canopea (1er prix)

Ce projet consistait à répondre à la question paradoxale : « comment peut-on vivre ensemble (plutôt en communauté, proche des services et des transports en commun) mais séparément (pour pouvoir répondre à une attente très forte des Français vis-à-vis de la maison individuelle) ? » Pour ce faire, l’équipe avait développé le principe de « nano-tour », de 8 à 10 étages, qui superposaient des habitats individuels. A chaque niveau, il était possible de faire le tour de son logement grâce à des coursives périphériques et de nombreux espaces de stockages étaient proposés. En parallèle, la notion de vie collective a été développée à travers la présence d’espaces partagés. Les questions d’agriculture urbaine, de mobilité partagée, d’échange énergétique par la mise en place à l’échelle du quartier d’un réseau de chaleur et d’électricité innovant ont également été traités par l’équipe en plus du cahier des charges de base de la compétition.

Pour la première fois dans le cadre du SD, l’équipe portée par l’ENSAG s’insérait dans un contexte urbain. Ce qui deviendrait, à partir de 2014, l’une des normes imposées aux participants. « En l’occurrence, en 2012, on s’était implanté dans un contexte grenoblois. C’était le début de la transformation de la presqu’île à Grenoble. On a ajouté son cahier des charges à celui du SD. », explique Christophe de Tricaud qui, en 2012, était étudiant.

A Madrid, ce sont les deux derniers niveaux de ce principe de nano-tour qui sont présentés : un niveau d’habitation et un niveau commun à l’ensemble des habitants de la tour.

Pour plus d’information.

3. Lyon, 2016, Terra Nostra (hors compétition)

A la faveur d’un événement porté par l’UNESCO, Lyon devient la capitale de la terre en 2016. Le but ? Valoriser l’utilisation de la terre crue dans le bâtiment. A nouveau, le démonstrateur de l’équipe portée par l’ENSAG correspond à l’extraction d’un projet plus global. La thématique principale ? Comment, dans de l’habitat collectif et social, peut-on utiliser le maximum de matériaux bio et géo sourcés (fibre, bois, paille, terre crue…). « Il s’agissait de réinterpréter des savoir-faire constructifs ancestraux. Mais étant implantés en milieu urbain, nous avons voulu placer la terre au bon endroit. En l’occurrence, on a utilisé environ 10 % de matériaux en terre crue. Ensuite, notre équipe a produit des guides méthodologiques qui ont permis au bailleur social Actis de favoriser le matériau terre dans ses programmes de logements sociaux. », précise Christophe de Tricaud.

 

Où voir ce démonstrateur ? Il a d’abord été présenté à Lyon avant d’être redémonté puis remonté à Grenoble en face de la maison de la culture, sur le site de la Bifurk, au cœur du quartier Flaubert. Il sert aujourd’hui de maison de quartier et de maison du projet.

 

Des Etats-Unis à l’Europe

Plusieurs éditions du Solar Decathlon se sont tenues aux USA avant qu’une première déclinaison ait lieu en Europe en 2010. Les gouvernements américains et espagnols avaient passé un accord pour que la compétition puisse avoir lieu à Madrid selon le principe de la franchise. « Initialement, les organisateurs étaient donc gouvernementaux. Mais à partir de 2014, il a été décidé, pour pérenniser le Sola Decathlon en Europe, de créer une institution dédiée à l’organisation de cette compétition sur notre continent : Energy Endeavour Foundation (EEF). », complète Christophe de Tricaud. Aussi l’EEF produit-il tous les deux ans un appel aux villes qui souhaiteraient accueillir la compétition. Pour 2022, ce sera la ville de Wuppertal, en Allemagne.

Qu’apporte l’arrivée du concours en Europe ? « La régionalisation de cette compétition facilite bien sûr la participation. D’un point de vue logistique, pour concourir à un SD USA, il faudrait tout envoyer par container… Ce serait trop lourd pour les universités. Et puis, cela ancre davantage la compétition dans des contextes différents. En Europe, on s’est beaucoup plus intéressé à une dimension urbaine et territorialisée de l’architecture. », se réjouit celui qui enseigne au sein de la thématique de master Architecture Environnement et Cultures Constructives (AE&CC). « Dans chacune des propositions, on ressent les cultures constructives du pays exposant son démonstrateur. C’est un formidable état des lieux de ce qu’il est possible de concevoir : un habitat contemporain imprégné des caractéristiques physiques et culturelles du site sur lequel il s’implante. »

Vidéo :

Présentation de l’édition 2014